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Un ostéopathe jugé pour des violences sexuelles présumées sur ses patientes
Un ostéopathe de 37 ans comparaît à partir du 1er juin devant la cour criminelle du Bas-Rhin. Accusé de viols et d'agressions sexuelles commis sur plusieurs patientes lors de consultations médicales, il conteste les faits qui lui sont reprochés. Plus d'une vingtaine de femmes se sont constituées parties civiles dans cette affaire.
Publié : 11h51 par Emma WEIGEL
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Le procès d'un ostéopathe exerçant dans l'Eurométropole de Strasbourg s'ouvre ce lundi devant la cour criminelle du Bas-Rhin. L'homme, âgé de 37 ans, est poursuivi pour des faits de viols et d'agressions sexuelles qui auraient été commis dans le cadre de son activité professionnelle.
Au total, 22 femmes se sont constituées parties civiles. Elles affirment avoir subi des gestes à caractère sexuel lors de consultations médicales, alors qu'elles venaient consulter pour divers problèmes de santé. Les faits reprochés auraient été commis alors que les patientes se trouvaient dans une relation de confiance avec un professionnel de santé.
L'accusé est jugé pour des infractions aggravées en raison de l'autorité liée à sa fonction. Il encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle. De son côté, il nie l'ensemble des accusations et soutient que les gestes mis en cause relevaient d'erreurs professionnelles sans intention sexuelle. Son avocat souligne également l'absence d'antécédents judiciaires. Placé sous contrôle judiciaire, il n'est plus autorisé à exercer son métier depuis sa mise en examen en 2021.
L'affaire trouve son origine dans une première plainte déposée en 2018. À cette époque, une patiente dénonçait un geste inapproprié lors d'une consultation. Après de nouveaux signalements en 2020, l'enquête a pris une ampleur plus importante. Plusieurs autres femmes ont alors rapporté des faits similaires, conduisant les enquêteurs à approfondir leurs investigations.
Les recherches menées auprès des anciens patients du praticien ont permis d'identifier de nouvelles victimes potentielles. Certaines dénoncent des attouchements, tandis que d'autres évoquent des faits plus graves assimilés à des viols. Les témoignages recueillis décrivent des gestes pratiqués sur des parties intimes alors que les consultations concernaient des douleurs sans lien avec ces zones du corps.
L'enquête s'est également intéressée au cadre réglementaire de l'ostéopathie. Celui-ci interdit notamment certaines manipulations touchant à la sphère pelvienne et gynécologique. Les accusations portent précisément sur des actes qui auraient dépassé le champ autorisé de cette pratique thérapeutique.
Le procès doit se poursuivre jusqu'au 12 juin. Les audiences permettront d'entendre les différentes parties et d'examiner les nombreux témoignages recueillis au cours de l'instruction. Les plaignantes espèrent que les débats permettront d'établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur cette affaire.
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