[STAR A L'HONNEUR] Alain Chamfort

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30 avril 2021 à 10h10 par La rédaction

DKL DREYECKLAND



Alain Chamfort, de son vrai nom Alain Joseph Yves Le Govic, est né le 2 mars 1949, dans le 11e arrondissement de Paris.



 



Dès son plus jeune âge, Alain apprend le piano qui deviendra son instrument de prédilection.



Adolescent, il renonce à entrer au Conservatoire national supérieur de musique et de danse, alors qu'il s'y est préparé.



Alain Chamfort a enregistré plusieurs titres avec Dutronc, comme On nous cache tout, on nous dit rien, La Fille du Père Noël, Les Play-boys, J'aime les filles (où Alain joue les introductions au piano), Les Cactus... Il participe ainsi au 1er album de Dutronc qui est publié en Octobre 1966;



 



Alain quitte ensuite Dutronc pour enregistrer quelques titres seul, et sous le nom d'Alain Legovic, en signant avec Dick Rivers qu'il a rencontré lors des événements de mai 68.



Au retour d'un séjour à Londres, il enregistre un nouveau 45 tour avec �?tienne Roda-Gil, le parolier de Julien Clerc à l'époque. De 1968 à 1970, Alain enregistre cinq 45 tours qui ne rencontrent pas de succès. L'un des derniers disques ne sera pas commercialisé, un autre ne paraitra qu'en Allemagne.



Claude François lui propose de travailler avec lui, c'est la période Flèche. Tout d'abord, il est compositeur avec Michel Pelay pour certains artistes et choristes puis grâce à une proposition de Claude François, enregistre un disque, d'abord une maquette avec Alain et Pelay qui chantent ensemble, puis d'un commun accord, il est décidé qu'Alain chantera seul.



Claude François trouve le nom Alain Le Govic trop marqué régionalement et cherche un pseudonyme dans le dictionnaire. Les deux artistes se mettent d'accord sur Chamfort. Alain connaît ses premiers succès dès son premier 45 tours, Dans les ruisseaux en 1972. Puis il enchaîne les succès commerciaux : Signe de vie, signe d'amour, L'Amour en France, Adieu mon bébé chanteur et les tournées.



Il reprendra en 1975 la chanson de Barry Manilow Could It Be Magic sans grand succès.



Ensuite, les rapports avec Claude François se détériorant, Alain quitte le label Flèche et continue sa carrière seul. Il emmène avec lui Gérard Louvin qui devient, jusqu'en 1982, le gérant de la société de production de Chamfort (ACO Music) et le manager d'Alain, et Michel Pelay.



 



Les 45 tours s�??enchainent connaissant plus ou moins de succès, puis arrive Manureva, classé 2



e en France durant tout le mois de janvier 1980 et 19e en Espagne au cours de l'été de la même année. Cette chanson demeure à ce jour la plus célèbre de son répertoire. �? l'origine, elle doit s'appeler Adieu California mais Chamfort n'est pas convaincu par la première version écrite par Gainsbourg. C'est à l'occasion d'un dîner que ce dernier entend parler du navigateur disparu Alain Colas et de son bateau Manureva. Le sujet lui inspire directement les paroles de la chanson. 



Puis, débute une période durant laquelle la musique d'Alain Chamfort s'inscrit plus nettement dans une mouvance que l'on peut associer à la new wave naissante, tout en conservant le côté « nouveau-romantisme » abordé quelques années plus tôt, avec l'utilisation marquée d'instruments électroniques comme les synthétiseurs (en collaboration avec Wally Badarou notamment), qui accompagnent des mélodies pop sucrées et des thèmes à la saveur exotique, évoquant les voyages ou encore l'Orient. Les albums et les tubes s'enchaînent jusqu'au tout début des années 1990, faisant de Chamfort une figure incontournable de la musique pop française de cette époque-là : Bambou, Chasseur d'ivoire, Paradis, Bons baisers d'ici, Rendez-vous, Traces de toi, La Fièvre dans le sang, Souris puisque c'est grave, sont autant de succès.