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César 2026 : Entre le rire de Jim Carrey et l'émotion de Golshifteh Farahani, une édition mémorable

La 51e cérémonie des César, qui s'est tenue ce jeudi soir à l’Olympia, restera gravée dans les mémoires. Portée par un Benjamin Lavernhe magistral en maître de cérémonie, la soirée a oscillé entre l'hommage déjanté à une légende hollywoodienne et des prises de parole politiques d'une rare intensité.

Publié : 11h01 par Aurélie

cesar

Le cinéma français a célébré sa grande messe annuelle sous le signe de l'éclectisme. Si le film L’Attachement de Carine Tardieu est reparti avec la prestigieuse statuette du Meilleur Film, ce sont surtout les moments de scène et les visages qui ont marqué les esprits lors de cette édition 2026. Retour sur les temps forts d'une soirée électrique.

Benjamin Lavernhe : un maître de cérémonie en mode "The Mask"

Dès l'ouverture, Benjamin Lavernhe a prouvé qu'il était l'homme de la situation. Nommé cinq fois par le passé sans jamais l'emporter, l'acteur de la Comédie-Française a troqué son costume classique pour une performance d'anthologie. En hommage à l'invité d'honneur de la soirée, il s'est fendu d'une imitation bluffante de Jim Carrey, reprenant les mimiques élastiques de The Mask. Une entrée en matière qui a immédiatement conquis la salle et la star américaine.

Le sacre émotionnel de Jim Carrey

C'était l'événement international de cette 51e édition : la présence de Jim Carrey pour recevoir un César d'honneur. Fidèle à lui-même, l'acteur a alterné entre humour absurde et sincère gratitude. Le public de l'Olympia s'est levé d'un seul bloc pour saluer la carrière d'un génie comique qui a su, au fil des décennies, révéler une mélancolie bouleversante.

Le cri du cœur de Golshifteh Farahani

Si le rire a dominé une partie de la nuit, le sérieux a repris ses droits lors de l'intervention de Golshifteh Farahani. L’actrice franco-iranienne a livré un discours puissant, rappelant le combat pour la liberté dans son pays d'origine et la responsabilité des artistes face à l'oppression. Un moment de grâce suspendu qui a rappelé que les César sont aussi une tribune nécessaire pour les causes universelles.

Un palmarès sous le signe du renouveau

Au-delà du triomphe de L’Attachement, le palmarès 2026 témoigne d'une académie qui s'ouvre à de nouveaux horizons. Nouvelle Vague de Richard Linklater a brillé dans les catégories techniques, tandis que les catégories d'interprétation ont mis en avant des visages frais et audacieux. Le cinéma français de 2026 semble plus que jamais résolu à se réinventer, entre fragilité économique et audace artistique.