L'actualité nationale, régionale et locale
En Allemagne, un retraité enquête sur le sort oublié de femmes contraintes au travail pendant la guerre
À Sankt Georgen, en Forêt-Noire, un passionné d’histoire tente de retracer le parcours de femmes, dont certaines Alsaciennes, envoyées de force travailler sous le régime nazi.
Publié : 9h57 par Alicia OUDAMON
/t:r(unknown)/fit-in/400x2000/filters:format(webp)/medias/K5TLO8CvoX/image/foret_noir_1778053841014.png)
À Sankt Georgen im Schwarzwald, Wolfgang Göbel consacre depuis des années ses recherches à un pan méconnu de l’histoire locale. Son objectif : retrouver des traces de femmes contraintes de travailler dans des usines de la région durant la Seconde Guerre mondiale.
Tout commence après une rencontre marquante avec une Alsacienne évoquant un passé douloureux vécu dans cette ville allemande. Depuis, il s’efforce de faire émerger une mémoire longtemps restée dans l’ombre. À l’époque, des femmes venues de différents pays, notamment de France, de Pologne ou encore d’Europe de l’Est, avaient été envoyées de force pour remplacer les hommes mobilisés.
Sur place, les conditions de vie étaient difficiles. Hébergées dans des camps précaires, ces travailleuses vivaient sous surveillance et dans un isolement quasi total. Aujourd’hui, il ne reste presque aucune trace de ces installations, remplacées par des infrastructures modernes.
Les recherches s’avèrent complexes. Les archives sont rares, parfois inexistantes, et les témoignages se font de plus en plus difficiles à recueillir avec le temps. Malgré cela, quelques éléments ont pu être retrouvés, comme d’anciennes photographies ou des documents administratifs fragmentaires.
Certains récits permettent néanmoins d’éclairer cette période. Ils évoquent des conditions de travail éprouvantes, des privations importantes, mais aussi des gestes de solidarité, parfois risqués, de la part de la population locale.
Dans cette démarche, le retraité a trouvé un soutien du côté alsacien, notamment auprès de passionnés d’histoire qui l’aident à poursuivre ses recherches et à établir des liens avec des institutions ou des archives.
Son ambition est désormais de rassembler suffisamment d’éléments pour transmettre cette mémoire, notamment à travers un ouvrage. Il lance également un appel aux familles susceptibles de détenir des documents ou témoignages, afin de mieux comprendre le vécu de ces femmes et éviter que leur histoire ne tombe définitivement dans l’oubli.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/dreyeckland/images/logo.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x500/filters:format(webp)/medias/K5TLO8CvoX/image/accident1778054524967-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x500/filters:format(webp)/medias/K5TLO8CvoX/image/fessenheim1778054447967-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x500/filters:format(webp)/medias/K5TLO8CvoX/image/bruit_sonor1778054380817-format1by1.png)