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Carburants : nette baisse de la consommation en avril sur fond de tensions au Moyen-Orient

Les ventes de carburants ont reculé en France au mois d’avril, selon des données récentes. Une tendance liée à la hausse des prix et aux incertitudes internationales.

Publié : 10h33 par Alicia OUDAMON

carburant

La consommation de carburants a connu un recul marqué en France au cours du mois d’avril. Les dernières données disponibles montrent une diminution significative des volumes vendus, dans un contexte de tensions géopolitiques et de hausse des prix à la pompe.

Sur une période de dix jours au milieu du mois, la baisse apparaît particulièrement prononcée. Le gazole enregistre un recul important, tandis que les essences affichent également une diminution notable. Sur l’ensemble des vingt premiers jours d’avril, la tendance reste orientée à la baisse, bien que de manière plus modérée pour certains carburants.

 

Cette évolution intervient après une période de hausse des prix, qui ont franchi des seuils symboliques au début du printemps. Le coût du carburant avait atteint des niveaux élevés, notamment pour le gazole et les différentes essences, dans un contexte marqué par les tensions entre grandes puissances et les perturbations du marché de l’énergie.

 

La diminution des volumes ne concerne pas uniquement les automobilistes. Les carburants destinés aux usages professionnels, comme ceux employés dans les secteurs agricole ou maritime, sont également en net recul sur la même période. Après une phase d’augmentation de la consommation en mars, liée notamment à des comportements d’anticipation face à une possible hausse des prix, la tendance s’est inversée en avril. Les achats se sont progressivement calmés avant de chuter plus nettement dans la seconde partie du mois.

 

Ce changement pourrait s’expliquer par une adaptation des comportements. Face à des coûts élevés, certains usagers privilégient des alternatives comme le train ou le covoiturage, notamment pendant les périodes de vacances. Reste à savoir si cette baisse s’inscrira dans la durée ou si elle correspond à un phénomène ponctuel. Les données de fin de mois permettront de confirmer, ou non, l’installation d’une tendance plus durable.

 

Côté prix, les carburants restent à des niveaux élevés, avec des moyennes autour de deux euros le litre ou davantage selon les types de produits, confirmant la pression persistante sur le budget des consommateurs.