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Bas-Rhin : un ostéopathe condamné à 17 ans de prison pour des viols et agressions sexuelles sur 29 patientes
La cour criminelle du Bas-Rhin a reconnu coupable un ostéopathe d’Eschau de viols et d’agressions sexuelles commis sur 29 patientes. À l’issue d’un procès de dix jours, l’homme a été condamné à 17 ans de réclusion criminelle et interdit définitivement d’exercer toute activité d’ostéopathe.
Publié : 16h33 par Emma WEIGEL
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Au terme de dix jours d’audience, la cour criminelle du Bas-Rhin a condamné un ostéopathe installé à Eschau à 17 ans de réclusion criminelle pour des faits de viols et d’agressions sexuelles commis sur 29 patientes. La juridiction a également prononcé une interdiction définitive d’exercer son métier ainsi que toute profession impliquant un contact avec des mineurs.
La peine est légèrement inférieure aux vingt années de prison réclamées par l’accusation. Les magistrats ont toutefois estimé que l’ancien praticien avait commencé à reconnaître certains éléments liés à l’absence de consentement de ses patientes, sans pour autant remettre en cause la gravité des faits retenus contre lui.
Lors de sa dernière prise de parole, l’accusé a présenté ses excuses aux plaignantes pour les souffrances et le malaise provoqués par ses pratiques. Il a néanmoins continué à contester les accusations de viol, affirmant ne pas se considérer comme un agresseur sexuel.
Durant le procès, les débats se sont largement concentrés sur les méthodes employées lors des consultations. Plusieurs patientes ont décrit des gestes réalisés dans le cadre de soins présentés comme thérapeutiques, mais qui ont été jugés injustifiés et constitutifs d’infractions sexuelles. Les experts entendus à l’audience ont également remis en cause certaines techniques utilisées par le praticien, estimant qu’elles ne correspondaient pas aux standards de l’ostéopathie.
L’accusation a soutenu que l’ancien ostéopathe avait exploité la relation de confiance existant entre un soignant et ses patientes. Selon le parquet, son statut professionnel lui aurait permis d’instaurer un climat de confiance favorisant le passage à l’acte tout en limitant les réactions immédiates des victimes.
L’un des aspects marquants du dossier réside dans le délai avec lequel plusieurs femmes ont pris conscience du caractère anormal des actes subis. Certaines ont continué à consulter le praticien après les faits, une situation que les spécialistes entendus à l’audience ont expliquée par les mécanismes psychologiques propres aux violences sexuelles et à l’emprise pouvant résulter d’une relation d’autorité.
La défense a pour sa part reconnu des erreurs professionnelles et des manquements dans la relation thérapeutique, tout en contestant la qualification criminelle des faits. L’avocat de l’accusé a dénoncé une décision qu’il juge excessive et a annoncé son intention de faire appel.
À l’issue du verdict, l’ancien ostéopathe, qui comparaissait libre, a été immédiatement pris en charge par les forces de l’ordre afin de commencer l’exécution de sa peine. Cette condamnation marque l’aboutissement d’une procédure judiciaire ouverte à la suite de nombreuses plaintes déposées par d’anciennes patientes.
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