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TER : le trafic fortement perturbé ce mardi 9 novembre en raison d'un mouvement social

L'axe TER 200 devrait être un des plus touchés par cette grève localisée au territoire alsacien

9 novembre 2021 à 6h48 - Modifié : 9 novembre 2021 à 8h07 par Pierre Maurer

gare vide Juvisy novembre 2021
Peu de TER rouleront en Alsace ce mardi 9 novembre
Crédit: PM/DKL

En raison d'un appel à la grève émanant d'une intersyndicale (voir ci-dessous), le trafic des TER Grand Est en région Alsace sera fortement perturbé ce mardi 9 novembre. 

Les difficultés de circulation, relatives à l'absence de trains ou à leur faible circulation, seront importantes pour les usagers.

Ce préavis concerne la, journée de mardi  mais le retour à la normale ne devrait s'effectuer que progressivement le mercredi 10 en matinée. Des difficultés pourront donc encore être localement observées en début de journée mercredi.

 

Les prévisions de trafic pour ce mardi 9 novembre

  • TER Strasbourg - Paris : aucune circulation
  • TER Mulhouse - Paris : circulation normale
  • TER 200 (Strasbourg - Mulhouse - Bâle) : 1 train sur 4
  • Secteur de Mulhouse : 6 trains sur 10
  • Tram Train Mulhouse - Vallée de la Thur : circulation normale
  • Secteur de Strasbourg : 1 A/R en heure de pointe sur chaque ligne en moyenne
  • TER Strasbourg - Metz : 1 train sur 2
  • Lignes assurées par bus et cars TER : 3 sur 10 en moyenne

 

Les syndicats déplorent "des cadences intenables"

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l'intersyndicale CGT - Sud-Rail - CFDT FGAAC et FO déplore "des projets de roulement intenables", accompagnés de "sous-effectifs chroniques" à l'échelle du transport régional.

Alexandre Welsch, le secrétaire régional Sud Rail Alsace, déplore cette situation et redoute aussi que ces aménagements ne soient les prémices de la future ouverture à la concurrence de plusieurs lignes TER dans le Grand Est. Cette ouverture devrait se faire à compter de 2025. "Cela va arriver très vite" note Alexandre Welsch. "Le premier appel d'offre pour l'Alsace concerne la ligne entre Strasbourg et Sélestat".

"On sait très bien qu'aujourd'hui la SNCF ne répondra pas en son nom à l'appel d'offre mais sous le nom d'une filiale (...) ce qui représenterait pour les cheminots une perte de statut et aussi un passage en tant que salarié de droit commun". Et ça, les syndicats n'en veulent pas.

 


Ecoutez le sujet consacré par la rédaction à ce mouvement, diffusé dans le journal de 18h du lundi 8 novembre

REPORTAGE | Les syndicats du rail inquiets face à l'ouverture de la concurrence