L'actualité nationale, régionale et locale 

1992-2022 : Il y a 30 ans, la catastrophe aérienne du Mont Sainte-Odile

Ce drame, qui fit 87 morts, a marqué l'histoire de l'aviation civile française et la mémoire de nombreux alsaciens.

20 janvier 2022 à 8h43 - Modifié : 20 janvier 2022 à 8h47 par P.M avec P.K.

accident Mont Sainte Odile capture écran INA France 3
L'épave de l'A320 filmée au matin du 21 janvier 1992
Crédit: Capture écran / INA / France 3

Le 20 janvier 1992, à 19h20, un Airbus A320 assurant la liaison entre Lyon et Strasbourg pour la compagnie Air Inter s'écrase sur le mont Sainte-Odile, à quelques kilomètres d'Obernai et Barr, dans le massif dit de la Bloss. Le bilan de la catastrophe est effroyable : 87 morts et 9 rescapés

Ce qui interpelle à l'époque, c'est le temps que mettront les secours pour localiser l'épave et venir en aide aux victimes. Il faut se replacer dans le contexte de l'époque : les téléphones portables sont quasi-inexistants, les GPS à leur balbutiements... La difficulté de localisation est telle que ce sont des journalistes qui arriveront en premier sur les lieux de la catastrophe et porteront secours aux rescapés.

Après des années d'enquête, de procédure judiciaire et de batailles entre experts et constructeur, c'est finalement une erreur de pilotage due à une mauvaise ergonomie du cockpit qui a été mise en avant pour expliquer le crash, ainsi que l'absence à bord d'un détecteur de proximité du sol. Les familles ont vu leurs plaintes déboutées.

Nos confrères de France 3 avaient consacré une large rétrospective au drame et à l'enquête il y a quelques années :

A l'occasion du trentième anniversaire de la catastrophe, la rédaction donne la parole à Alain Koegler, aujourd'hui Préfet honoraire, était à l'époque sous-Préfet de Sélestat Erstein.

Au micro de Pascal Kury, il est revenu sur la stupeur ressentie cette nuit-là pour. Alain Koegler se souvient notamment de cet échange qu'il avait eu avec un commissaire de police suisse.

 

Il était venu le lendemain du drame, car il avait des concitoyens qui étaient décédés dans l'accident. L'homme me demande "Mais comment vous avez fait pour trouver les gens aussi rapidement ? Car chez nous, en Suisse, quand il se passe quelque chose en montagne, on ne veut pas prendre de risques avec ceux qui cherchent car on a peur d'avoir encore plus de décès (...) et vous avez eu beaucoup de chance !"

 

Retrouvez le reportage complet de Pascal Kury

TEMOIGNAGE | Alain Koegler, sous-Préfet de Sélestat Erstein en 1992, se souvient de la catastrophe