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Covid-19 : l'INSEE confirme une « surmortalité importante » durant les deux premières vagues de l'épidémie dans le Grand Est

Dans une étude publiée ce jeudi 27 mai, l'INSEE indique que l'excès de mortalité observé dans les départements du Grand Est depuis un peu plus d'un an est en partie attribuable à l'épidémie de Covid-19. Cet excès de mortalité a atteint, selon les secteurs, jusqu'à « 18,2% par rapport aux cinq années précédentes »

27 mai 2021 à 11h35 - Modifié : 27 mai 2021 à 11h51 par Pierre Maurer

Coronavirus hopital
Crédit: Mohsen Atayi / Wikimedia Commons / CC BY 4.0

L'ensemble de cette surmortalité n'est pas à imputer à la crise sanitaire. « Si une partie découle du vieillissement de la population, cette surmortalité a été importante pendant les deux vagues épidémiques dues au Covid-19, qui se sont déroulées aux mêmes moments dans quasiment toutes les régions françaises, ainsi que dans les pays voisins » note l'institut.


Les classes d'âge les plus âgées ont été les plus touchées

Ces deux épisodes de l'épidémie (au printemps et à l'automne 2020) ont particulièrement touché les plus de 70 ans, avec une majorité de plus de 80 ans, surtout ceux vivant en institution. Les moins de 60 ans ont été peu affectés. 

L’excès de mortalité concerne également davantage les hommes que les femmes. La densité de population des communes ainsi que le nombre moyen de personnes par logement semblent jouer un rôle dans cette surmortalité.

Le Haut-Rhin dans les départements davantage concernés

Sans surprise, c'est dans un des secteurs où le virus à commencé à se propager que l'on note le plus de surmortalité. Souvenez-vous, en plein cœur de l'hiver, un rassemblement religieux se tient dans l'agglomération mulhousienne. Cet événement, qui concentre alors plusieurs centaines de personnes, joue un rôle d'accélérateur de la propagation du virus, y compris dans le sud-Alsace. 

L'INSEE indique que « c’est dans le Haut-Rhin que la surmortalité atteint le niveau le plus élevé : 2,5 fois plus de décès en mars 2020 que la moyenne des cinq années précédentes, et jusqu’à 4 fois plus au cours de la semaine 13 (23-29 mars). La deuxième vague a été vécue sans commune mesure avec la première : « l'intensité de surmortalité est beaucoup plus faible durant la deuxième période dans ce département » nuance l'Institut.

Des vagues d'intensité variables chez nos voisins frontaliers

Chez nos voisins aussi, les décès ont concerné les plus âgés. "L’excès de mortalité des personnes de 65 ans ou plus est très marquant à Bruxelles, en Wallonie et dans les cantons situés à l’ouest et à l’est de la Suisse. Les Länder allemands ont été épargnés, à l’exception de la Saxe (à l’est). La surmortalité touche là aussi davantage les hommes que les femmes » conclut la synthèse de l'INSEE.

L'étude complète de l'INSEE est à retrouver ici.