L'info éco | La production de masques régionaux se cherche un avenir. Exemple avec Barral à Rouffach

Face à un contexte épidémique très différent de celui rencontré après le début de la première vague et à la concurrence chinoise, l'entreprise haut-rhinoise en appelle à élargir la commande publique

2 novembre 2021

Benoît Basier Barral
Benoît Basier, président du Pôle textile Alsace, dirige "Barral Technologies"
Crédit: PK/DKL

Alors que la filière de production régionale de masques avait pu se constituée en quelques semaines en Alsace au lendemain de la première vague du Covid-19, il semble désormais bien loin le temps où l'on recherait des masques comme des biens de première nécessité... Ce changement de paradigme a une conséquence directe en matière de production.

 

Après l'urgence, se construire un avenir

« Notre premier masque grand public sortait de l’usine le 5 mai 2020 » se souvient avec nostalgie Benoît Basier à la tête de Barral Technologies. Fier du travail de ses équipes, il avance des chiffres qui inspirent le respect : fin décembre 2020, 14 millions de masques produits,160 personnes employées au plus fort du pic de fabrication, douze emplois en CDI créés.

Désormais, il faut pérenniser l'activité... Mais là, le refrain est tout autre si on en croit le chef d'entreprise. « Les acheteurs des Ehpad se tournent vers des masques chinois » moins chers, se désespère le patron, déçu de ne pas avoir séduit les structures avec ces masques pourtant estampillés 100% local.

Pour réussir à renverser la vapeur, Benoît Basier demande aux élus locaux d'activer le levier de la commande publique et de ne plus orienter les marchés publics uniquement sur le critère du prix le moins-disant.

REPORTAGE | Barral en appelle à la commande publique pour se construire un avenir (version 8H)
REPORTAGE | Barral en appelle à la commande publique pour se construire un avenir (version 9H)